« L’attaque fait lever les foules mais la défense fait gagner des titres. »

Cette maxime du basketteur Michael Jordan s’applique dans toutes les disciplines. Y compris en rugby à sept. La Nouvelle-Zélande en a encore fait la démonstration en demi-finale. Alors que le match était encore sur la bascule, les Black Ferns ont multiplié les bons choix et les plaquages qui marquent pour mettre en grande difficulté les Américaines comme sur cette séquence où Michaela Blyde et Sarah Goss ont fait reculer leurs adversaires jusqu’à l’intérieur de leur en-but. Derrière, une attaque petit-côté pour permettre à Blyde d’inscrire un de ses trois essais personnels permet aux Néo-Zélandaises de s’envoler vers la finale (22-0).

Une défense de fer qui nourrit une attaque explosive. La recette est connue sur le circuit mais elle fonctionne encore. Opposée au Canada en finale, la Nouvelle-Zélande a une nouvelle fois montré qu’elle était capable d’arrêter toutes les équipes du monde tout en se reposant sur des joueuses interchangeables qui sortent du lot à chaque match. Après avoir laissé la lumière à Goss et Blyde durant les cinq premiers matchs, ce sont Fitzpatrick, Nathan Wong et Broughton qui ont transpercé l’arrière-garde canadienne (26-14).

« Les joueuses arrivées récemment ont brillé et elles seront de plus en plus fortes à chaque fois qu’elles pourront jouer, » affirme Sarah Goss, capitaine exemplaire et plus heureuse que jamais.

« C’est un sentiment incroyable de s’imposer. Dubai est l’un de mes tournois préférés. Ces deux journées ont été extraordinaires et je suis fière des efforts des filles.

« Après son sacre à Glendale en octobre dernier, la Nouvelle-Zélande poursuit son début de saison parfait et pointe logiquement en tête du classement mondial. »